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(laznik,
baïnik, baïnouchko)
Esprit des bains assez méchant qu'il
faut traiter avec beaucoup d'égards. C'est un vieil homme de petite
taille, très fort, le corps nu recouvert de feuilles de boue, une
longue barbe pleine de moisissures, les yeux couleur arc-en-ciel. Il nuit
aux gens en renversant l'eau chaude et en cassant les pierres surchauffées
sur lesquelles on produit de la vapeur en versant de l'eau dessus; il
pouvait arracher un bout de peau et souffler de l'air chaud dans la bouche.
Il n'aime pas quand les gens se dépêchent trop en se lavant
et déteste particulièrement ceux qui boivent de l'alcool
dans les bains. Le bannik est assez exigeant quant à l'emplacement
des bains - s'ils ne sont pas construits à l'endroit voulu, il
se venge des maîtres de maison, et dans ce cas-là il faut
reconstruire les bains ailleurs. Pour vivre en paix avec le bannik, il
faut toujours lui laisser dans les bains du savon, de l'eau propre et
un faisceau de branches de bouleau, ainsi qu'un morceau de pain de seigle
saupoudré de gros sel, et surtout ne pas le déranger quand
il se lave tard la nuit, parce qu'il peut devenir dangereux. S'il est
bien disposé, il peut protéger les gens des autres créatures
(ovinnik, oupyr').
Le bannik a son
rôle à jouer dans les rites de divination d'hiver:
les filles désireuses connaître leur avenir s'approchent
de la porte des bains et relèvent la jupe. Si le bannik les
touche avec la main nue, le fiancé sera pauvre, et si la
main est poilue, le fiancé sera riche. Il ne faut pas passer
la main dans la fenêtre des bains en faisant de la divination,
sinon le bannik la scellera avec des anneaux de fer. Parfois
cet esprit est de sexe féminin - la bannitsa (bannikha).
C'est une vieille laide et nue, elle ressemble beaucoup au bannik
sauf une chose - elle ne participe jamais à la divination.
Jalousie féminine, peut-être...
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