Ce n'est pas un dieu des plus
importants, mais il est toujours connu et honoré. C'est le
protecteur de la vie privée, de la propriété,
du foyer, des frontières personnelles. Il habite dans le
foyer du poêle de chaudes izbas. Sur les limites du territoire
des tribus et des villages, on installait des statues de Tchour
avec les signes de la lignée gravés dessus. Ces statues
étaient considérées comme sacrées, et
personne n'osait les toucher par crainte de la punition de Tchour.
Certains jours, le chef de la famille marchait sur les limites de
sa propriété en menant devant lui des animaux sacrés,
chantait en l'honneur de Tchour et lui apportait des cadeaux. Tchour
protégeait l'homme des mauvais esprits et d'autres mésaventures.
On lui offrait du vin, du miel, des graines, du pain et des fruits.
Même actuellement, les enfants disent en jouant "tchour,
c'est à moi!" pour confirmer son droit de
propriété sur une place ou un objet et faire savoir
qu'ils n'ont pas envie de les partager. On dit "tchour
menia!" (Tchour, protège-moi!") en s'adonnant
à la divination ou en étant effrayé par quelque
chose. Tchour est même censé garder les pensées
des hommes secrètes pour les autres.
Voir aussi "Pratiques
de divination".
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