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FETES
ET TRADITIONS NOEL L'église
orthodoxe célèbre Noël la nuit du 6 au 7 janvier. Les années
de dictature communiste ont contribué à la disparition partielle
des coutumes religieuses, car tout était mis en oeuvre pour détourner
le peuple de la religion (destruction massive des églises, persécution
des croyants - on pouvait même licencier quelqu'un qui était simplement
aperçu dans une église !) Actuellement, des Russes renouent avec
la tradition ; je vais essayer de décrire quelques rites de Noël. Il
fallait s'abstenir de manger avant l'apparition de la première étoile
du soir (référence à l'étoile qui avait guidé
les rois-mages). La messe était célébrée le soir.
Les enfants et les adultes formaient des groupes qui chantaient la gloire de Jésus
Christ ; ils portaient une étoile accrochée à une perche
et frappaient aux portes. Ne pas recevoir les chanteur était considéré
comme un péché. Les gens leurs offraient de l'argent, du pain d'épices,
des pirogui. Les chansons appelées "koliada" viennent de la religion
païenne - à l'époque, elles symbolisaient le culte des forces
de la nature. Pendant longtemps l'église orthodoxe ne voulut pas reconnaître
ces chansons. Petit à petit, sous l'influence de l'église les motifs
chrétiens devinrent prédominants dans les koliada en remplaçant
les symboles païens. Dans le sud de la Russie, on allumait les feux de Noël.
Et tout comme en Occident, on décorait les arbres de Noël (on utilise
le plus souvent des pins à la place de sapins : ils perdent moins d' aiguilles)
et on offrait des cadeaux. Le Père Noël russe s'appelle Died Moroz
et il a une fille, Sniegourotchka (comme ça, il y a deux animateurs aux
goûters des enfants, qui peuvent jouer de mini sketches !). Les voici: 
Parlons
un peu de la table de Noël. D'abord, on la saupoudrait de foin (référence
à la crèche où Jésus est né), ensuite on la
couvrait d'une nappe propre et blanche. Il fallait servir douze plats - exigence
que la réalité économique avait modifiée. On servait
de la koutia (c'est obligatoire ; les autres plats sont au choix), des bliny,
des plats à base de poissons, des pieds de boeuf en gelée, le porcelet
farci, du saucisson maison, du boeuf braisé, les pirogui, des pains d'épices,
des biscuits au miel et au pavot, des ouzvars, les boissons diverses... Voici
la recette de la koutia : faire
cuire le pilpil de blé ou le riz afin d'obtenir une bouillie épaisse,
mettre de l'huile sans odeur pour que les graines ne collent pas, ajouter les
raisins secs, des abricots secs coupés en morceaux, les noix broyées,
le miel. La quantité d'ingrédients varie selon le goût personnel.
Variante
: koutia au fromage blanc
Fromage
blanc bien égoutté, poudre de noix, de noisettes
ou d'amandes, pilpil de blé cuit, miel, crème
fraîche, 1 sachet de sucre vanillé
Mélanger tous les ingrédients
et mettre au frais pendant 6 heures.
Une autre spécialité:
les
koliadki
400
g de farine (moitié blé, moitié seigle),
150 ml d'eau, une pincée de sel pour la pâte,
300 g de fromage blanc en faisselle bien égoutté
ou de brousse de vache, 3 jaunes, un peu de sel, sucre selon
votre goût pour la garniture.
Faire la pâte, la laisser reposer 30 min environ dans
un endroit frais, l'abaisser, découper en carrés,
remonter les bords et les sceller afin d'obtenir les boîtes
carrées, les remplir de garniture au fromage blanc
et faire cuire dans le four préchauffé à
200° jusqu'à ce que les koliadki soient bien
dorées.

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